Communauté Congolaise de Charlotte et ses Environs

ARTICLES

L’unité pour le travail de la Communauté Congolaise de Charlotte


Cocom   Par Dr. Joel Nshisso  



 
 
C’est pour moi un privilège de répondre à la demande de mes compatriotes de parler sur l'unité pour le travail de la Communauté Congolaise de Charlotte et ses environs dont je suis membres depuis mon arrivée aux Etats Unis et dans la ville.
Charlotte,NC
Fig.1 – Charlotte
A peine arrivée dans la ville en Aout 2000, je fus accueilli dans la Communauté Congolaise de Charlotte et ses environs par son président Bernard Manseka, que je connaissais déjà au pays. Il m’expliqua brièvement le rôle de l’association et il me présenta à Monsieur Massamba Bingana, un autre dirigeant de la Communauté à l’époque.
 
 
Mon plus grand intérêt sur l’association vint lors de changement des dirigeants qui fut marqué par des frictions et échanges moins acceptables pour des concitoyens qui partagent une même destinée et appelés à être un modèle et à léguer aux générations futures un cadre qui sait promouvoir des bonnes vertus. Je pris l’engagement de m’associer aux autres pour réconcilier nos compatriotes. Je suis content que ces efforts communs ont permis de redonner à notre Communauté son rôle de nous unir.
 
 
J’ai souvent considéré notre unité en tant que ressortissants congolais sur deux points: la richesse de notre diversité et l’obligation de léguer à nos jeunes, nos enfants et compatriotes qui nous rejoignent dans cette ville une association qui contribue à notre épanouissement et à notre dignité en tant que personnes qui peuvent démontrer que malgré la situation difficile que traverse notre pays d’origine, notre manière de vivre peut donner un espoir d’une diaspora qui relevé le défi.
Charlotte,NC
Fig.2 – unité de Cocom-CLT
La Communauté congolaise de charlotte et ses environs regorge une diversité des personnes et des compétences qui devrait être une richesse et non un objet des conflits ou de retranchement en des groupes qui se repoussent ou se livrent une guerre des tranchées.
 
 
Lorsque nous faisons la mention d’une tribu d’origine de l’autre au moment de choix des dirigeants de la communauté (tel que cela fut lors de la dernière assemblée générale dont je fus le président de séance) qu’elle est le message que nous voulons communiquer ? Lorsque notre préférence se base sur la tribu plutôt que sur les compétences, notre message est certainement celui de la division et non de l’unité. Un tel message est un mauvais lègu à nos enfants et générations futures
 
 
Nos tribus et langues d’origines sont des richesses qui devraient nous rendre fiers et unis. Nos enfants qui sont nés ici, sont friands du pondu, du fumbwa, de la chikwangue, de makemba.Nous ne les interdisons pas ou encourageons de manger ces repas sur la base de la tribu. Au contraire nous sommes contents de voir cette expression de la « congolité » en eux.
Charlotte,NC
Fig.3 – La nourriture de chez nous
Lorsque nous sommes à l’église ou dans d’autres célébrations, ils entonnent les chansons et exhibent les danses célèbres de notre pays d’origine. Cette richesse qui nous fait manger des repas, chanter et danser sans que nous posions la question de savoir de quelle tribu ils viennent devrait nous animer dans les autres activités qui touchent à l’avenir de notre communauté.
 
 
Parmi ceux qui viennent du pays ou ceux qui sont ici, nous avons des compatriotes qui ont eu l’occasion des faires des grandes études ou s’engagent pour aller plus loin dans les études. Lorsque nous refusons de les reconnaitre en tant que tel et nous faisons tout pour les humilier (tel que cela fut lors de la dernière assemblée générale)…quel est le message que nous communiquons. Certainement nous créons des divisions et dénions à notre diversité de nous donner une force et nous apporter les richesses que nous ne pouvons avoir qu’en acceptant l’autre qui est différent de moi.
 
 
Voici en quoi cela nous rend faible : nous ne nous constituons pas en une force qui peut défendre des droits ou privilèges que les autres immigrés obtiennent dans la ville. J’ai constaté par exemple que lorsque ceux des immigrés d’autres nations occupent un poste de direction ou gagne une activité économiquement forte, leurs compatriotes viennent les rejoindre et ils se constituent en une force incontournable. En est-il le cas pour nous les congolais ? J’attends d’en avoir la preuve.
 
 
J’ai toujours encouragé mes compatriotes à ne pas se voir misérables en disant nous les congolais nous sommes mauvais, nous n’avons pas d’amour…Les autres peuples ne sont pas meilleurs que nous, pas plus intelligents que nous et pas plus grands travailleurs que nous.
 
 
Leur force c’est l’unité dans la diversité et notre faiblesse la division, le manque d’objectif commun pour notre avenir, l’absence du souci de léguer à nos enfants et générations futures des valeurs culturelles, morales et intellectuelles qui sont un atout pour s’affirmer au milieu d’une nation qui récompense mieux les efforts communs que les actions isolées ; une nation qui respecte un groupe uni et dépossède celui qui est divisé.
 
 
J’invite mes compatriotes qui ont vécu la période de l’Indépendance à réaliser que le mot « peuple grand » dans notre hymne national fut la traduction de l’unité de nos pères de l’indépendance durant la lutte et les négociations à la table ronde. La grandeur de nos différences tribales, intellectuelles, matérielles et spirituelles sont dans leur caractère inclusif plutôt que dans l'isolement qui nous ferait croire que nous sommes meilleurs, forts ou à l’abri sans les autres.
 
 
Demain nous ne serons plus là c’est-à-dire sans force de mobiliser nos compatriotes comme nous le faisons aujourd’hui. Cette mission est confiée à notre jeunesse, nos enfants et générations futures. Ils le feront avec les instruments que nous allons leur léguer. Il y a des instruments qu’on apprend à manier qu’en observant les ainés. L’unité en est un.
Charlotte,NC
Fig.4 – Parole de Sagesse
J’invite aujourd’hui mes compatriotes de renoncer à notre propre autodestruction et à l’empoisonnement des esprits innocents de nos jeunes qui se reconnaissent seulement comme congolais jusqu’à ce que par des mauvaises intentions nous commencions à leur faire voir autre chose.
 
 
J’invite les hommes et les femmes de notre communauté congolaise de charlotte de s’engager dans un mentorship positif de notre jeunesse en évoquant nos différences en termes de richesses, d’émulation et d’appel à des actions unies pour nous affirmer en tant que peuple grand.
 
 
Dr. Ngoie Joel Nshisso

 

 

Get in Touch

We are here for you. We look forward to serving you.

Contact Details